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Redonnons de la force à la France

La reconquête industrielle en France doit s’appuyer sur l’agroalimentaire et ses forces.

Pour cela, il convient de lever certains freins qui brident la compétitivité de nos entreprises :

 

La France pratique régulièrement la surtransposition ou la surrèglementation. Certaines normes sont nécessaires mais l’empilement, sans cadre harmonisé, ne peut que diminuer la productivité de notre industrie et sa compétitivité.

 

L’amélioration de la productivité industrielle française passe par la nécessité de moderniser notre outil de travail. Elle ne peut qu’être le fait d’investissements lourds, rendus plus difficiles par la faiblesse des marges de manœuvre financière des entreprises.

 

Car malgré le CICE, le niveau bas du cours du pétrole et des taux d’intérêt, le taux de marge a baissé  de 4 points depuis 2007 alors qu’il s’est redressé dans le reste de l’industrie, tutoyant même son niveau du début des années 2000 !

 

La fiscalité vient également peser très lourdement sur la compétitivité des entreprises alimentaires. Au total, représentant  15 %  de  la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière, le secteur agroalimentaire a contribué pour près de la moitié (49 %) à la hausse de sa fiscalité constatée dans l’industrie manufacturière entre 2011 et 2016.

 

Par ailleurs, les IAA contribuaient à hauteur de 1,7 Milliard d’€ pour les taxes énergétiques. Ce résultat s’accroit en continu depuis 2011 (+12 %). Ces tendances font de l’énergie le 3ème poste de dépense des IAA de France.

La reconquête française à l’international doit s’appuyer sur l’alimentaire

Notre pays reste un leader reconnu en matière de qualité et de sécurité des aliments et bénéficie d’une image internationale associée au bien-manger et au bien-vivre. Pour les IAA, en 2016, 44,2 milliards d’euros exportés versus 441,2 Milliards d’euros d’exportations totales (soit 10 % des exportations totales). En 2016, le solde commercial de l’agroalimentaire français était toujours excédentaire de 7,2 Milliards d’euros alors que la balance commerciale française tous secteurs confondus restait significativement déficitaire de 65 milliards d’euros.

 

 

 

Mais l’excédent commercial de la France est fortement concentré sur quelques productions :

vins et spiritueux, produits laitiers et céréales. Plus des deux tiers des exportations agroalimentaires françaises sont à destination des pays de l’Union Européenne (66 %).

Les marchés américains (10 %), asiatiques (14 %) et africains (9 %) sont des destinations encore sous exploitées et à conquérir.

Malgré ces atouts, les industries alimentaires françaises ne réalisent que 21 % du chiffre d’affaires à l’export (contre +36 % dans le reste de l’industrie). 2/3 de ce chiffre d’affaires réalisé à l’export est porté par les entreprises de plus de 250 salariés. Les perspectives de croissance pour les PME agroalimentaires demeurent nombreuses et les initiatives gagnantes se multiplient.

 

Il nous faut davantage travailler sur l’accompagnement des PME pour lever les obstacles, notamment réglementaires et financiers, pour faciliter les premiers pas à l’international.

 

La reconquête de la compétitivité pourra redonner de la force à la France chez elle et sur la scène internationale.

 

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